Les activités humaines peuvent être classées par la place qu’elles occupent sur le bassin-versant du Thouet. On peut notamment souligner la dominance de l’activité agricole. Viennent ensuite, l’urbanisation, l’industrie et l’activité de tourisme et pêche qui occupent une importance moindre. Lorsque l’on ajoute à ces activités, les besoins en eau de consommation sur le bassin-versant, on constate que l’activité humaine est très perturbatrice du cycle physique de l’eau. En ce sens, elle devient elle-même composante du cycle de l’eau.
Nous avons vu dans l’introduction de cette deuxième partie que la géographie de l’eau déterminait la géographie de l’Homme – sa localisation et l’occupation du milieu-.
L’activité humaine est dépendante de la ressource en eau et par conséquent, lui cause de gros déséquilibres. Elle agit et pose des problèmes sur la quantité et sur la qualité de la ressource en eau. L’agriculture très développée sur le bassin-versant du Thouet corrobore le phénomène. Elle est très demandeuse en eau et la restitue au milieu, bien souvent de mauvaise qualité.
Les activités humaines, dépendantes de la rivière, interfèrent entre elles par l’intermédiaire du milieu. Ainsi, il sera difficile de développer un tourisme sur la vallée du Thouet avant de pallier au déficit de quantité eau et d’avoir restaurer sa qualité, préalablement dégradée par les autres activités exercées sur le bassin-versant.
Le lien entre l’eau et les activités humaines n’est pas si simple qu’il pourrait le paraître. C’est la gestion de ces deux éléments qui est maintenant remise en cause.